Le Jardin de l'ordre Public

Le Jardin de l'ordre Public

Nicolais Houdin • Josiane Rinn • Nicolas Zimmermann

Un espace poétique enrichi du mot politique pour transcender l'espérance 

Le jardin se présente au public comme un jardin public français avec ses repères visuels traditionnels (porche d'entrée en fer dorgé, buis taillé, vase d'ornement, allées droites, interdits....) Son parcours se cantonne à la périphérie de la parcelle aménagée laissant ainsi la place à un espace plus sauvage et préservé du monde: seul celui qui ose le chemin sinueux accédera à l'espace caché du monde.... 

Dans le jardin public à la française, un certain nombre de pancartes rammellent au von ordre le badaud sur la conduite à suivre dans sa traversé. Pour certains, ces panneaux rassureront, pour d'autres, ils feront naître en eux un sentiment de frustration.... Rassurez-vous, cet espace policé ne sera finalement qu'un espace restreint en comparaison à celui qui les attends sur la fin du parcours : "l'air de repos". Pour certain, cet espace sera vécu comme un curiosité pour  d'autres, un soulagement. Mais, pour tous, il restera un questionnement sur la place de la cabane dans notre socitété actuelle....

On pénètre dans "l'air de repos" par deux tunnels sinueux qui serpentent au travers d'épais murs végétaux. A l'entrée de ces tunnels qui semblent sans issue, on pourra lire d'un côté ces mots "Entraînez vous à ne plus marcher droit, avant qu'il ne soit trop tard" et de l'autre "Gens du voyage, l'immobilisme vous guette". C'est un espace circulaire, très coloré et olfactif, un espace intime ou s'ouvre une cabane tout en bois haut perché.

On accède à la cabane par une échelle, on y penètre par une petite porte en forme d'oeuf et deux fenêtres permettent d'observer terre et ciel. A son bord, un confort rudimentaire : un fauteuil hamac, un livre de chevet "le droit à la paresse" de Paul Lafargue, une vieille radio diffuse en musique de fond des chanssons comme "je ne veux pas travailler" de Pink Martini, "Travailler, c'est trop dur" de Zachary Richard ou bien encore, "La paresse" de Bernard Joyet.... Sur le revers de la porte on pourra lire l'avis du préfet demandant la destruction de la cabane dans les 48h conformément à la loi LOPPSI2; après l'éloge de la paresse, une invitation à l'insurrection... 

 

 

 

Les concepteurs : 

Nicolas Houdin : plasticien scénographe, autodidacte

Josiane Rinn : couturière, musicienne et passionnée de jardins

Nicolas Zimmermann : chimiste au CNRS et passionné de cabanes

 

 

 

 

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